BIOGRAPHIE



Didier Hays est né à Toulon (Var) le 27 décembre 1957.
La date de son décès reste à ce jour inconnue.
Vit entre Paris et Toulon, et voyage fréquemment vers l'Italie et le Tessin.

Les ascendants sont italiens par sa mère, Andrée, née Varaldo; de la région de Rome et de la Ligurie (Cairo-Montenotte) et bretons par son père Xavier entre Mont Saint-Michel et Sarthe.
L'enfant montre des dispositions très précoces pour le dessin et le modelage.
Après avoir obtenu son baccalauréat Didier Hays se dirige vers des études d'Histoire de l'Art à Aix en Provence, qu'il abandonne au bout d'un an pour aller vivre à Paris, sous l'influence de ses lectures et de son professeur de dessin qui l’encourage à s’affirmer.
Il exerce divers petits métiers pour survivre et présente ses dessins de stylisme à Marie Rucki (cours Berçot), avant d'être accepté au concours d'entrée à l'école des Beaux-Arts de Paris dont il devient boursier et obtient le diplôme en 1982.
Le premier contact avec l'Art contemporain est la découverte à la librairie La Hune, boulevard Saint-Germain, du catalogue du CNAC consacré en 1976 à Raymond Hains. Ce catalogue va entraîner de nombreuses lectures, de la vie d'Yves Klein à celles de Mondrian ou Saint-Bernard de Clairvaux et l'Ordre Cistercien.
Les techniques abordées par Didier Hays sont le dessin et la peinture, la photographie et la vidéo dès ses débuts de formation aux Beaux-Arts de Paris qui révèlent un tempérament frondeur envers l'enseignement officiel auquel il préfère la fréquentation des galeries, la visite des musées en France et à l'étranger, et l'étude des mouvements intellectuels et théoriques dominants à cette époque, entre autre l'Art américain et Support-Surface. Les années d'études sont aussi l'occasion de rencontres déterminantes,  de travaux d'assistant auprès de Louis Cane ou Marc Devade, Olivier Debré, ou ensuite Bernar Venet, Gianni Bertini ou Raymond Hains.
Goût très affirmé pour la littérature et la poésie.
Etude assidue, admiration active et parfois influence de Klimt, Le Greco, Tapiès, Mondrian, Jean-Pierre Raynaud (les vitraux de Noirlac), Ben (dont il apprécie la veine poétique), Klein, Hantaï, Paul-Armand Gette. 
Mimmo Rotella aura avec Raymond Hains une forte influence au cours des années 90, en parallèle avec celle de Claude Viallat dont Didier Hays admire le rapport à la couleur, la radicalité « douce et féminine » du parcours, ainsi que le rapport à la tauromachie comme manifestation d’une énergie vitale intemporelle.
La question de la figuration s'est posée à partir des années 1983, avec un goût prononcé pour André Derain, Jean Hélion et son parcours "à rebours" de l'abstraction à la figuration, Francis Picabia et bientôt Lucio Fontana, dont le Spatialisme n'efface pas  la virtuosité figurative mais la transcende.
Si le rapport entre théologie, métaphysique et représentation a été plus que jamais prégnant au XX° siècle, Didier Hays,  sans évacuer la pertinence des deux axes abstraction-figuration a vite opté pour la dédramatisation et parfois l'ironie envers les dogmes d'une Histoire qui s'est souvent voulue linéaire.
Cette attitude renforcée par sa passion pour Albert Marquet ou Alberto Magnelli, ainsi que la singularité du parcours de Vincent Bioulès, peintre « à rebours » à sa façon qui, issu de Support-Surface,  va retrouver une figuration assumée et fortement inspirée par la simplicité « originelle » de Marquet, pourtant ami intime de Matisse et premier témoin de ses recherches sur la couleur sans pour autant renoncer à une "écriture picturale" hors du temps qui l'a d'abord classé dans les peintres désuets voire anachroniques.
En 1994 Didier Hays traverse une période de dépression grave qui l'amène à relancer sa pratique, à la libérer, mettant la peinture en recul, comme épuisée; au ralenti. La photographie et les assemblages prennent le pas, mais les "études" et la réflexion sur la peinture ne cessent pas.
Si ses débuts sont « froids », sous l’influence très intellectuelle de Mondrian (dont les  Boogie-Woogie de 1944 seront une "explosion" de couleurs les plus chaudes) ou de Klein, dès 1982 Didier Hays oscillera entre une abstraction "chaude", où la forme cernée par le trait sert de zone d'intensification à la couleur par les aplats (Magnelli) et une figuration "anachronique", voire ironique, qui explore les registres les plus usités depuis les hollandais (Derain) ou les sarcasmes "citationnels" de Picabia (en vogue depuis l'apparition "des" nouvelles figurations).
Voyages en Europe et découverte du Japon pour deux expositions, nouant des liens d'amitié avec le peintre Hiroshi Kuroda. 
L'amitié et les rapports constants avec de "grands" aînés comme Olivier Debré, Raymond Hains, Georges Noël, Gianni Bertini, Claude Viallat, Paul-Armand Gette, Jean-marc Bustamante ou Paul Facchetti sont déterminants.
Dans les années 2000 l'écriture fait son apparition sous la forme d'un journal, que Didier Hays poursuit depuis 1994 et entreprend de publier sous le titre de « Carnets ». La pratique de la photographie prend le pas avec les assemblages sur la peinture, qui reste en sourdine, en attente.
En 2000 la sculpture monumentale Golfo est commandée par la ville de Lugano (SW).
Passionné d'histoire, il écrit en 2008 la vie de son père Xavier Hays, et poursuit des études sur la seconde guerre mondiale en autodidacte. Didier Hays découvre les rapports souvent étroits entre l'histoire de l'esthétique et l'histoire politique, et se sent attiré par les "contemplatifs-actifs" comme Hartung, grand "abstrait" engagé dans la légion étrangère, ou Ernst Jünger, militaire écrivain, poète et entomologiste.
Depuis ses débuts, dans le prolongement des travaux d'assistant, Didier Hays est spécialisé dans l'accrochage d'œuvres d'Art pour de grandes collections privées et publiques. Ces activités ont joué un grand rôle dans l'appréciation de l'artiste envers l'aspect "physique" et tactile d'œuvres importantes et leur façon d'occuper l'espace.


Liste non-exhaustive des oeuvres installées :

Carl Andre, Karel Appel, Arman, Jean Arp, Jean Atlan, Francis Bacon, Georg Baselitz, Ben, Joseph Beuys, Christian Boltansky, Georges Braque, Marcel Broodthaers, Jean-Marc Bustamante, Alexander Calder, Canaletto, Giorgio de Chirico, Christo, Yves Corbassière, Camille Corot, Honoré Daumier, Olivier Debré, Edgard Degas, Jean Dubuffet, Dan Flavin, Lucio Fontana, Sam Francis, Othon Friesz, Alberto Giacometti, Robert Gober, Felix Gonzalez-Torres, Juan Gris, Andreas Gursky, Raymond Hains, Jean Hélion, Simon Hantaï, Damian Hirst, Rebecca Horn, Donald Judd, Alex Katz, On Kawara, Mike Kelley, Yves Klein, Jannis Kounellis, Sol Lewitt, Robert Longo, Morris Louis, Markus Lüpertz, Allan Mac Collum, Alberto Magnelli, René Magritte, Robert Mangold, Piero Manzoni, Annette Messager, Henri Michaux, Juan Miro, Joan Mitchell, BruceNauman, Odd Nerdrum, New New Painting (artistes de la), Kenneth Noland, Julius Olitski, Francis Picabia,, Larry Poons, Rembrandt Van Rijn, Ad Reinhardt, Robert Ryman, Gerhard Richter, Mimmo Rotella, Thomas Ruff, Kurt Schwitters, Richard Serra, Frank Stella, Thomas Struth, Antoni Tapiès, Philippe Thomas, Mark Tobey, Cy Twombly, Jeff Wall, Andy Warhol.


Expositions :

Raymond Hains - Galerie Peccolo - Livourne 2012 (participation au catalogue, voir publications)
Linee d'ombra - Banca Arner - Lugano (SW)  2008  (exposition personnelle, voir publications)
A poils, à plumes, à cornes, etc. - Château de Cagnes  2008   (exposition collective, voir publications)
Raymond Hains le piéton de l'Art - Château de Carros  2006   (exposition collective, voir publications)
Les pas perdus de raymond Hains - Gare de Gaël  2006   (exposition collective)
Rencontres A3 - Paris  2004  (exposition collective)
Galerie de Vezia (SW)  2000 (exposition personnelle)
Le déjeuner sur l'herbe - Galerie le Bosphore  2000 (Didier   Hays - Gisèle Toulousan)
Didier Hays - Saadi Souami - ULB - Bruxelles  1999  
Rétrospective - Galerie Remparts - Toulon  1994 (exposition personnelle, voir publications)
Un certain regard - Museo Palazzo Martinengo - Brescia (Italie)  1994 - François ArnalRobert Combas, Noël Dolla, Michel Haas, Didier Hays, Michel Macreau, Georges Noël (voir publications)
Flash - Galerie Hijikata - Nagoya (Japon)  1993   (Didier Hays - Hiroshi Kuroda)
Galerie Asacloth  - Tokyo (Japon)  1993 (exposition personnelle)
Carré du port - Toulon 1992 (exposition personnelle, texte de Michel Butor, voir publications)
Château Laboissière - Fontenay aux Roses  1988 (exposition personnelle, voir publications)
Caisse des Dépôts  - Paris 1985 (exposition personnelle, voir publications)
Galerie GALLERY -  Reykjavik (Islande) 1982  (exposition personnelle, voir publications)
Freiheit was ist das ? - Galerie Augenladen - Mannheim (Allemagne)  1982   (exposition collective)